Thérapeute (ou psychopraticien), psychologue, psychothérapeute et psychiatre sont 4 métiers centrés sur la santé mentale.
Pour ma part, je suis oum Moussa, thérapeute qui propose des consultations de psychothérapie musulmane alliée à la TCC.
Psychothérapeute, psychologue, psychiatre, autant de noms de professions qui commencent par « psy », mais à quoi correspondent-ils vraiment ? Et quelle est le rôle du thérapeute praticien en psychothérapie musulmane face à tout cela ?
Nous allons voir ça dans cet article.
Commençons par le psychiatre:
Le psychiatre
De tous les « psy », le psychiatre est le seul qui soit obligatoirement médecin, avec une spécialité en psychiatrie.
Il reçoit en consultation et soigne des troubles psychiques parfois graves (dépression, anorexie, sociopathie…).
Le psychologue
Le psychologue a suivi 5 ans d’études en psychologie. Il en existe différentes spécialités. Parmi celles-ci, on retrouve: le psychologue clinicien qui réalise des bilans psychologiques, de l’aide au diagnostic et des activités de psychothérapie, le psychologue du travail et des organisations ou psychologue de l’entreprise qui exerce prioritairement en entreprise, le psychologue social qui exerce dans des services de ressources humaines pour accompagner les salariés, ou encore le psychologue cognitiviste qui est spécialisé dans la compréhension du comportement.
Le psychologue peut choisir de travailler dans le secteur public, ou dans le secteur privé ou même de s’installer en libéral. Il peut également devenir formateur ou expert auprès des tribunaux.
Le psychothérapeute
Le psychothérapeute dispose obligatoirement d’une formation en psychopathologie clinique de niveau bac + 5. Il soulage les personnes éprouvant des difficultés psychologiques, comportementales, sexuelles ou d’origine psychosomatique. Ses domaines d’intervention sont donc très larges : timidité, complexes, traumatisme, deuil, dépression, stress, troubles alimentaires…
Il met en œuvre différentes techniques de psychothérapie (thérapie cognitive et comportementale, thérapie analytique, psychanalyse…) pour aider à comprendre et résoudre les problèmes. Il questionne le patient, le guide et propose des interprétations, travaille son comportement à l’aide d’exercices.
Le psychothérapeute exerce généralement en libéral. Certains sont employés dans des structures sanitaires et sociales. Le psychothérapeute peut également s’orienter vers l’animation de séminaires, de groupes thérapeutiques.
Le thérapeute ou psychopraticien musulman
Le thérapeute, ou psychopraticien, peut être psychologue ou psychiatre. Le thérapeute musulman a pour but de mettre en place des disciplines de psychothérapie musulmane. Ceci afin d’arriver à la bonne santé mentale de ses patients. Il se doit d’avoir les connaissances religieuses nécessaires pour que l’exercice de sa profession respecte les valeurs islamiques authentiques et pour intégrer la croyance islamique dans les moyens de guérison du patient.
C’est pourquoi j’ai choisi de me former auprès du Dr Ait Mouloud, psychopraticien musulman qui enseigne la psychothérapie ajustée au cadre de la législation islamique. J’ai complété cet apprentissage par une formation en TCC. La thérapie cognitivo-comportementale est en effet la discipline psychothérapeutique la plus efficace à ce jour. Il arrive même que certains psychologues ou psychiatres renvoient leurs patients à des thérapeutes spécialistes en TCC. Allier la psychothérapie musulmane à la TCC permet d’accompagner le patient vers son autonomie dans la quête de son bien-être psychologique.
De quelle façon ?
Par des outils et techniques spécifiques, et notamment par la libération de sa parole, le patient est amené à une prise de conscience personnelle sur ses traumas. Le thérapeute tcc l’oriente à réaliser une évaluation de son état d’esprit car celui-ci présente souvent des distorsions cognitives pouvant être responsables de son mal-être. Les distorsions cognitives sont en fait des pensées irrationnelles et exagérées qui donnent une vision irréelle de soi-même, des autres et des situations à cause d’interprétation erronées.
Sources :
https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-securite-et-pertinence-des-soins/securite-des-prises-en-charge/article/les-pratiques-de-soins-non-conventionnelles
https://cidj.fr
